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Les deux Iphigénie(s)

Publié le par caro

Iphigénie à Aulis d’Euripide

 

Sous prétexte de la marier au valeureux Achille, Agamemnon fait venir sa fille Iphigénie à Aulis. En réalité, Calchas le devin a signifié aux grecs que la déesse Artémis est en colère contre eux et qu’elle ne les laissera prendre la mer et se lever les vents qu’à condition de sacrifier une jeune vierge… en clair Agamemnon doit égorger sa propre fille pour que son frère Ménélas puisse aller à Troie récupérer sa femme infidèle et, en passant, détruire la ville de Priam pour en voler toutes les richesses ! Quand Iphigénie accepte de son plein gré le sort qui lui est réservé, la déesse, finalement moins rancunière que prévue, met une biche à sa place et l’emporte sur l’Olympe.

 

Le théâtre antique, ça devait être quelque chose !! En plus de jouer, les acteurs devaient chanter, danser… ce genre de truc ! Une comédie musicale de Kamel Wouali avant l’heure (comment ça la référence est pourrie ?). Trêve de plaisanterie. J’aime beaucoup les pièces de théâtre antiques et en particulier celles d’Euripide. Ses personnages sont très complexes et profonds. Aucun n’est totalement méchant ou gentil… pas de manichéisme ici, si ce n’est l’être humain dans toute sa splendeur avec ses vices et ses vertus, ses défauts et ses qualités, ses passions, ses colères…

 

 

 

 

Iphigénie de Racine

 

Chez ce contemporain de Louis XIV, c’est la même histoire mais ici nulle magie ne vient adoucir le sort de celle qu’on va sacrifier. C’est une fille cachée d’Hélène qui va prendre la place d’Iphigénie et mourir de dépit par amour pour Achille qui lui préfère une princesse... L’effet stylistique est bizarre même si le parallèle qui fait que la fille paye pour la mère pour que le père évite de tuer sa propre fille (vous avez suivi ? non ? tant pis ! qui a dit que c’était facile les tragédies !!)… Racine accepte qu’on sacrifie une enfant pour une déesse mais n’admet pas une fin heureuse… Sacrifice il faut, sacrifice il y aura ! Point final et pas de discussion…

 

Et puis les alexandrins… pfiou !! Que c’est lourd !! Je sais bien qu’à cette époque, c’est comme ça qu’on concevait le théâtre et le « bien parlé »… mais bon ça ne m’a pas aidé à apprécier l’écriture de Racine…

 

cahier de vacances

 

challenge louis 14

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Valérie 23/08/2012 11:49

Ah les alexandrins!
Je n'aime pas lire le théâtre, je n'aime que le regarder. Et il y a longtemps que j'ai vu du Racine (que j'adorais ado).

caro 24/08/2012 15:43



ben moi j'aime le théâtre mais pas tout !! encore que les pièces classiques ça passent !