Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La bourbonnaise de Catherine Hermary-Vieille

Publié le par caro

5130FCQQFBL. SS500La bourbonnaise a fait couler beaucoup d’encre. Qui est-elle ? Qui menace-t-elle ? C’est son histoire que nous conte d’une plume de maître - comme à chaque fois - Catherine Hermary-Vieille.

 

Catherine Hermary-Vieille, j’ai découvert il y a quelques années à travers « le rivage des adieux », une version romanesque de l’histoire de Tristan et Iseult. Plus récemment, j’ai été particulièrement captivé par toute la série du « crépuscule des rois ».

 

Ici, l’écrivain nous parle de Jeanne Bécu, plus connue sous le nom de comtesse du Barry.

 

Jeanne est issue d’un milieu plus que modeste. Sa mère Anne ravaudait pour les moines dans son petit village de Vaucouleurs, au cœur de la Lorraine. Son père serait justement un de ses moines, frère Ange. Anne décide de monter sur Paris pour trouver du travail et elle emmène ses deux enfants.

 

Après des études poussées au couvent, la petite Jeanne tente de trouver du travail à son tour. Elle devient coiffeuse, vendeuse, lectrice mais sa trop grande beauté attire les convoitises et lui créé bien des problèmes.

 

Finalement, elle rencontre  le comte du Barry et son destin bascule. Du Barry et sa clique, comprenant le duc de Richelieu, ont décidé de renverser le ministre tout puissant de Louis XV, le duc de Choiseul. Pour cela, il faudrait placer au plus près du roi, en l’occurrence dans son lit, une de leur créature. Ce sera Jeanne. Mais Jeanne tombe amoureuse du roi et cet amour est réciproque.

 

C’est cet amour que L’écrivain retrace ici. Jeanne Bécu, Mademoiselle Ange, Mademoiselle de V. - peu importe sous quel nom on la connaît - était l’amour et la beauté incarnés. Amoureuse des hommes, du plaisir, du luxe, de la volupté c’est vrai mais aussi et  surtout amoureuse de la vie, à un degré tel qu’à l’instant de mourir sur la guillotine, elle se bat encore pour sa survie.

 

Comme d’habitude, je n’ai pas été déçu. La plume est fluide, l’auteure très documentée et surtout ce roman, écrit comme un roman, n’en est pas moins une biographie. L’Histoire avec un grand h, se suffit souvent à elle-même pour ne pas avoir à l’inventer.

Commenter cet article

hydromiel 25/06/2010 21:21


En voilà un par contre que tu me donnes envie de lire.